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Le 19 mars, Lorenzo Specty, vice-président de Deep Blue Foundation, ouvrira la conférence « Sciences & Océan » organisée à Sciences Po Reims, devant les étudiants de l’établissement. Cet événement s’inscrit dans le cadre du lancement de la section rémoise RIMUN de l’Association Française pour les Nations Unies (AFNU).

Cette prise de parole introductive permettra de revenir sur plusieurs évolutions majeures de la gouvernance internationale de l’océan, à un moment où les enjeux maritimes occupent une place croissante dans les débats diplomatiques et scientifiques.

Ces dernières années ont en effet marqué une accélération des dynamiques internationales autour de l’océan. La Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC) a contribué à replacer la question océanique au cœur de l’agenda multilatéral. Par ailleurs, la ratification progressive du traité BBNJ (Biodiversity Beyond National Jurisdiction), consacré à la protection de la biodiversité en haute mer, ouvre une nouvelle étape dans la régulation et la préservation des espaces maritimes situés au-delà des juridictions nationales.

L’année 2026 constituera également un moment important pour la diplomatie environnementale, avec la tenue à New York de la première COP dédiée à l’océan, qui devrait marquer une étape supplémentaire dans la structuration de la gouvernance internationale de cet espace stratégique.

Dans ce contexte, la conférence réunira chercheurs, diplomates et experts afin d’échanger sur une question centrale :
quelle diplomatie pour l’océan à l’heure de la mise en œuvre du traité de la Haute mer ?

Informations pratiques
📅 19 mars — 17h à 19h
📍 Sciences Po Reims

Cet événement constitue également une occasion d’ouvrir le débat avec les étudiants de Sciences Po, futurs acteurs des politiques publiques et de la gouvernance internationale, autour des grands enjeux contemporains liés à l’océan.

Le concours d’éloquence maritime La Tribune Bleue revient pour une deuxième édition ambitieuse. Coorganisé par Deep Blue et Dona Bertarelli Philanthropy, Grand Partenaire 2026, cet événement vise à faire émerger les nouvelles voix engagées pour l’océan.

Placée sous le haut patronage de la Société des membres de la Légion d’honneur (SMLH), partenaire de la première édition, ainsi que de l’Académie de marine, et organisée avec le soutien de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, La Tribune Bleue s’impose progressivement comme un espace de réflexion et d’expression dédié aux enjeux maritimes.

Le concours offre à la jeunesse l’opportunité de prendre la parole pour penser la mer, défendre une vision de l’océan et interroger les équilibres entre activités humaines et préservation des milieux naturels.

Pour cette nouvelle édition, plusieurs associations d’éloquence issues de grandes institutions françaises sont partenaires : Tribune des Ponts, RhetoriX et GéopolitiX (École Polytechnique), Révolte-toi Assas, Révolte-toi Sorbonne, Dauphine Éloquence, Lab’Oratoire HEC et Plaid’ESSEC.

Cet écosystème académique et associatif contribue à faire émerger des talents oratoires autour d’un sujet central : l’avenir de l’océan.

Un concours ouvert aux nouvelles voix

La première phase du concours permettra de sélectionner dix finalistes, qui auront l’occasion de défendre leur discours lors de la grande finale organisée à la Sorbonne le 25 avril 2026, devant un jury d’exception.

Le concours est ouvert aux étudiants, lycéens et à toute personne passionnée d’éloquence et d’engagement.

Pour participer, les candidats doivent envoyer une vidéo de trois minutes autour du thème :

« Il est des portes sur la mer que l’on ouvre avec des mots. »
— Rafael Alberti

Récompense et opportunités

Le Grand Prix, doté de 1 500 euros, offrira également au lauréat l’opportunité de porter son discours dans un haut lieu de la politique française ou lors d’une conférence internationale.

La date limite de candidature est fixée au 27 mars 2026.

Les candidatures peuvent être soumises en ligne via le formulaire dédié.

Au-delà du concours d’éloquence, La Tribune Bleue rappelle que les grands enjeux maritimes nécessitent non seulement des innovations, mais aussi des voix capables de les porter.

Le mercredi 28 janvier, l’amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne accueillait une conférence exceptionnelle avec Stéphane Bern, organisée par la Deep Blue Foundation.

Cet événement s’inscrivait dans un cadre symbolique. La Sorbonne est l’un des hauts lieux du savoir universitaire français, un espace où l’Histoire s’étudie, se débat et se transmet. Depuis de nombreuses années, Stéphane Bern contribue lui aussi à faire vivre et à partager le patrimoine auprès d’un large public.

En amont de la conférence, une visite de la Chapelle Sainte-Ursule de la Sorbonne — actuellement en restauration — ainsi que des archives de la Bibliothèque interuniversitaire, dont certaines remontent au XIᵉ siècle, a permis d’illustrer la richesse historique du site.

Cette initiative portait également un message fort : la jeunesse s’engage aujourd’hui activement pour la préservation et la valorisation du patrimoine. La restauration et la future réouverture de la chapelle témoignent de cette volonté de faire dialoguer l’université avec la ville et de redonner vie à des lieux chargés d’histoire.

Organiser une telle rencontre dans ces murs rappelle une évidence : les lieux patrimoniaux ne vivent que par l’attention qui leur est portée, par les initiatives qui les défendent et par la transmission des savoirs qu’ils abritent.

La Deep Blue Foundation remercie chaleureusement Stéphane Bern pour son engagement et sa générosité, ainsi que l’Association pour le Rayonnement de la Chapelle de la Sorbonne (Marie Guyot), l’UEPR (Lola Lepresle), les équipes de Sciences et Cultures, le Professeur Florian Michel et l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne pour leur contribution à l’organisation de cet événement.

Merci également à toutes celles et ceux qui ont participé à ce moment placé sous le signe de l’Histoire et de la transmission.

Crédits photo : Pascal Levy

Le 3 décembre 2025, Deep Blue a accueilli à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Jean-Emmanuel Sauvée, président de l’Académie de marine, ancien président d’Armateurs de France et cofondateur de la Compagnie Ponant, pour une conférence intitulée « Le formidable parcours d’un marin devenu académicien ».

À travers un échange dense et accessible, Jean-Emmanuel Sauvée est revenu sur son parcours professionnel et sur les grandes mutations du monde maritime. La discussion a notamment porté sur les enjeux de décarbonation du transport maritime, l’évolution des modèles économiques du secteur, ainsi que sur les défis liés à l’attractivité des métiers et au recrutement des jeunes marins.

Deep Blue remercie chaleureusement Jean-Emmanuel Sauvée pour ce temps d’échange et ce témoignage d’expérience, qui s’inscrit pleinement dans la vocation du think tank à nourrir le débat public maritime au sein du monde universitaire.

Deep Blue Foundation est partenaire d’un projet de recherche et d’innovation mené dans le cadre du programme ME310 de la d.school Paris – École nationale des ponts et chaussées, consacré aux enjeux d’attractivité de la marine marchande.

Le projet est conduit par Quentin Lagache, avec l’implication directe de trois étudiants : Anaïs Achard, Barnabé Blanchard et Alexandre Schwalberg. Ensemble, ils travaillent à repenser le quotidien des marins marchands en mobilisant les méthodes du design thinking et une approche centrée sur les usages.

Le projet associe également des étudiants de la San Francisco State University et s’inscrit dans un partenariat académique international, avec une restitution finale prévue à la Stanford University.

Aux côtés des équipes étudiantes, Deep Blue accompagne les travaux par son expertise des enjeux maritimes contemporains, en particulier sur les dimensions sociales, systémiques et prospectives du secteur. Les premiers mois sont consacrés à la veille, aux entretiens et aux immersions de terrain, afin d’identifier des leviers d’innovation concrets pour la filière.

Amine Lehna s’est entretenu avec Michel Aoun, ancien chef de l’armée et figure majeure de l’histoire politique contemporaine du Liban. Exilé à Paris pendant plus de quinze ans avant son retour au Liban en 2005, Michel Aoun a joué un rôle central dans plusieurs séquences décisives de la vie politique libanaise.

L’échange a porté sur l’histoire du Liban, la lecture et la théologie, thèmes révélateurs de la profondeur culturelle et spirituelle d’un pays marqué par une pluralité de traditions et de récits.

Au-delà du parcours personnel, la discussion a également abordé les défis structurels auxquels le Liban demeure confronté : la refondation de ses institutions et la redéfinition de son rôle régional, dans un contexte politique et géopolitique particulièrement contraint.

Deep Blue remercie celles et ceux qui ont contribué à rendre cette rencontre possible.

Marseille, mars 2025
Deep Blue est fier d’avoir été partenaire du Colloque des Académies de Marine européennes à Marseille. Notre président, Amine Lehna, notre vice‑président, Lorenzo Specty, et notre secrétaire générale, Maylis Real, ont porté la voix de la jeunesse et présenté des pistes concrètes pour renforcer l’implication des jeunes dans les enjeux maritimes.

Un colloque pour penser la mer.

Mardi 25 et mercredi 26 mars, les cinq Académies de marine européennes se sont retrouvées pour un colloque inédit consacré à sept des dix thèmes officiels de la Conférence des Nations unies sur l’Océan (UNOC III) prévue à Nice en juin 2025. Au cœur de ces deux journées, ateliers-débats interactifs et tables rondes ont permis aux experts, étudiants, acteurs du secteur maritime et passionnés de se rencontrer et d’enrichir la réflexion collective. Parmi les temps forts, la présence de Madame Rena Lee, ambassadrice pour les questions relatives aux océans et au droit de la mer de la République de Singapour, a été l’occasion d’éclairer les participants sur le fonctionnement de la conférence intergouvernementale BBNJ, marquée par l’adoption du traité sur la biodiversité en haute mer le 19 juin 2023. L’inscription à cet événement était libre et gratuite, reflétant l’ouverture voulue à tous ceux qui souhaitent s’engager pour l’avenir de nos océans.

CMA-CGM un acteur engagé ?

Au cours de cette semaine, nous avons eu le plaisir de visiter les locaux de CMA CGM et leur laboratoire d’innovation, Tangram. Ces échanges ont permis de mieux comprendre les défis logistiques et technologiques du transport maritime. Nous avons ensuite rencontré les étudiants de l’École Nationale Supérieure Maritime, enthousiastes à l’idée d’intégrer Deep Blue pour contribuer à nos actions et porter le plaidoyer des nouvelles générations.

Une tribune au service de nos convictions

Depuis deux ans, Deep Blue incarne une conviction simple : les jeunes doivent pouvoir s’impliquer pleinement dans toutes les décisions liées à la mer — qu’elles soient écologiques , économiques ou culturelles . Nous construisons des ponts entre expertise et jeunesse pour faire entendre une voix nouvelle et déterminée.

Marseille : Rencontres politiques et perspectives locales : poser les bases d’une section marseillaise

Notre délégation a rencontré plusieurs responsables politiques de la région et de la mairie de Marseille. Ces échanges ont été l’occasion de présenter notre démarche, de débattre des défis côtiers à venir et d’évoquer la création prochaine de la section marseillaise de Deep Blue Foundation :

Christine Juste, Adjointe au Maire de Marseille en charge de l’environnement, de l’eau et de la biodiversité terrestre
Sébastien Barles, Adjoint au Maire chargé de la transition écologique et de l’adaptation au changement climatique
Hervé Menchon, Adjoint au Maire en charge de la biodiversité marine, du littoral et du nautisme
Christophe Madrolle, Président de la Commission régionale « Biodiversité, mer et littoral, Parcs Naturels Régionaux, Risques »

Merci à tous les acteurs mobilisés

Nous remercions chaleureusement l’Académie de Marine et son Président Jean Emmanuel Sauvée pour la confiance accordée à Deep Blue, ainsi que tous les participants, partenaires et étudiants qui ont partagé leur énergie et leurs idées.

Paris, 3-4 mai 2025
Plus de 300 lycéens passionnés se sont retrouvés au cœur du Lycée Louis le Grand pour participer au tout premier MUNOC (Model United Nations Ocean Conference), co-organisé par Deep Blue et le Lycée Louis-le-Grand. Cette simulation des Nations unies sur les enjeux maritimes a été une belle aventure pour nos diplomates en herbe.

Pourquoi avoir lancé le premier MUNOC ?

À quelques semaines de la grande Conférence des Nations unies sur l’Océan 2025 à Nice (9-13 juin), nous voulions offrir aux jeunes l’opportunité de se glisser dans la peau de diplomates. L’enjeu était de leur faire appréhender la complexité des négociations internationales, d’éveiller leur sens critique face aux dynamiques de gouvernance des océans et de stimuler leur créativité pour imaginer des solutions novatrices et durables.

Plongée au cœur des débats

Sous la houlette de Marwa et Maylis, chaque délégation s’est immergée dans des discussions passionnées autour de la gestion durable de la pêche, de la sur-exploitation des fonds marins et de la préservation des écosystèmes littoraux. Les participants ont tour à tour défendu leurs positions, cherché des compromis et enrichi les textes d’amendements réfléchis, illustrant parfaitement l’intelligence collective et l’esprit de solidarité qui étaient au cœur du MUNOC.

« Voir ces jeunes débattre avec autant de conviction c’était bluffant », confie Élodie, déléguée du Panama. « Ils ont su allier rigueur diplomatique et créativité pour proposer des pistes concrètes. »

Les jeunes franchissent l’étape ultime : résolution adoptée

Au terme de deux jours intenses, l’Assemblée générale étudiante a approuvé à l’unanimité la résolution finale, fruit d’un travail collaboratif et engagé. Les auteurs de cette résolution proposent notamment un fonds de soutien aux pêcheries artisanales promouvant des pratiques responsables, un moratoire temporaire sur l’exploitation des nodules polymétalliques en haute mer et le lancement d’une campagne mondiale pour sensibiliser aux risques liés à l’érosion côtière. Cette adoption unanime témoigne de la maturité et de la vision à long terme de ces jeunes diplomates en herbe.

Préparer Nice 2025 : l’impact de cette expérience

Le MUNOC a offert à ces lycéens une immersion concrète dans la diplomatie environnementale et a contribué à façonner une génération prête à porter la voix des océans lors de la conférence de Nice. Les idées nées lors de cette simulation pourraient nourrir les débats officiels et rappeler à tous l’importance de l’engagement citoyen dans la protection de nos mers.

Un grand merci et la suite de l’aventure

Nous adressons nos remerciements les plus chaleureux à Monsieur le Proviseur Joël Bianco pour son accueil bienveillant, ainsi qu’à Melia Remacle, Gabriel Trompartner et Jalil Hoerner pour leur expertise précieuse. Félicitations à tous les participants : votre passion et votre inventivité sont une source d’inspiration pour nous tous.

« Cette énergie et cette passion nous montrent que l’avenir de nos océans est entre de bonnes mains », conclut Marwa, co-présidente du comité UNOC.