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À l’occasion d’une audition dédiée aux enjeux maritimes, Deep Blue a remis au Conseil d’État un premier rapport stratégique consacré à la place de la mer dans l’action publique française. À l’issue de cette audition, un second rapport a été commandé à l’association, portant spécifiquement sur l’éducation au maritime et la diffusion d’une culture maritime auprès des jeunes générations.

Cette séquence marque une étape importante dans le développement de Deep Blue comme structure de réflexion, de proposition et d’accompagnement des politiques publiques maritimes. En mobilisant son réseau d’étudiants, de jeunes professionnels, de marins, de chercheurs et de contributeurs engagés, l’association entend apporter une expertise jeune, structurée et opérationnelle aux institutions publiques.

Le premier rapport, remis lors de l’audition, répondait à une vingtaine de questions générales relatives aux grands enjeux maritimes contemporains. Il abordait notamment la gouvernance maritime, la souveraineté, la formation, la sécurité des espaces maritimes, l’économie bleue, la place de la jeunesse dans les politiques publiques et le rôle stratégique de la mer dans l’avenir de la France.

Ce travail collectif visait à éclairer les mutations profondes qui traversent aujourd’hui les espaces maritimes : montée des tensions géopolitiques, protection des routes commerciales, sécurité des câbles sous-marins, transition énergétique, souveraineté industrielle, formation des professionnels de la mer, préservation de la biodiversité et adaptation des territoires littoraux.

Deux rapports pour nourrir la décision publique

Les rapports sont accessibles ici :

À l’issue de cette première audition, le Conseil d’État a sollicité Deep Blue pour la production d’un second rapport, consacré à l’éducation au maritime. Cette nouvelle commande s’inscrit dans le prolongement direct des réflexions engagées lors de l’audition et témoigne de la volonté de poursuivre le dialogue autour d’un enjeu central : faire entrer la mer dans la culture générale, scolaire, universitaire et citoyenne.

Car la France dispose d’un espace maritime considérable, d’une histoire navale ancienne, d’une industrie maritime stratégique et de territoires ultramarins qui lui confèrent une responsabilité particulière. Pourtant, la culture maritime demeure encore trop marginale dans les parcours éducatifs, dans les débats publics et dans la formation des décideurs.

Le second rapport s’attache donc à formuler des pistes concrètes pour renforcer l’éducation au maritime : sensibilisation des élèves, intégration des enjeux maritimes dans les programmes, valorisation des métiers de la mer, rapprochement entre institutions, monde académique et professionnels du secteur, et meilleure diffusion des grands enjeux océaniques auprès de la jeunesse.

Deep Blue, un think tank au service de la réflexion maritime

À travers ces deux rapports, Deep Blue affirme sa vocation : accompagner les politiques publiques en apportant une contribution jeune, interdisciplinaire et tournée vers l’action.

L’association souhaite jouer un rôle de passerelle entre les institutions publiques, le monde universitaire, les professionnels de la mer et les nouvelles générations. Son objectif est de contribuer à faire de la mer un sujet pleinement politique, stratégique et citoyen.

Une attention particulière a été portée à la contribution des marins de l’ENSM – École Nationale Supérieure Maritime, membres de Deep Blue. Leur regard, nourri par l’expérience de la formation maritime et des réalités opérationnelles du secteur, a constitué un apport essentiel à cette réflexion collective.

Leur participation rappelle que les politiques maritimes ne peuvent être pensées uniquement depuis les institutions. Elles doivent également intégrer celles et ceux qui se forment aux métiers de la mer, qui en connaissent les contraintes concrètes et qui incarneront demain la relève maritime française.

Deep Blue au Conseil d'Etat

Faire de la mer un sujet de culture stratégique

En remettant un premier rapport au Conseil d’État, puis en poursuivant ce travail par une seconde contribution sur l’éducation au maritime, Deep Blue confirme sa volonté de participer à la construction d’une véritable culture stratégique maritime en France.

La mer engage aujourd’hui des enjeux de souveraineté, de sécurité, d’environnement, d’économie, de formation, d’innovation et de puissance. Elle ne peut plus être pensée comme un sujet sectoriel ou périphérique. Elle doit devenir un axe structurant de l’action publique.

Nous adressons nos plus sincères remerciements à l’ensemble des rédacteurs, contributeurs et membres de Deep Blue mobilisés dans la réalisation de ces travaux. Leur rigueur, leur engagement et la qualité de leurs analyses témoignent de la capacité de la jeunesse à contribuer sérieusement aux grands débats publics.

Deep Blue poursuivra dans les mois à venir ses travaux de recherche, de publication et de dialogue avec les institutions, afin de porter une conviction simple : la France ne pourra pleinement penser son avenir stratégique sans penser la mer.

Le samedi 25 avril 2026, le Grand Amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne a accueilli la finale de la Tribune Bleue 2026, concours d’éloquence coorganisé par Deep Blue Foundation et Dona Bertarelli Philanthropy. Devant une salle comble, onze finalistes sélectionnés parmi 346 candidats ont pris la parole pour faire entendre les grands enjeux maritimes auprès du public.

Dans le cadre prestigieux de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, la Tribune Bleue a réuni une nouvelle génération d’orateurs engagés, venus d’horizons académiques et professionnels variés. Étudiants, jeunes marins, journalistes, designers, juristes, ingénieurs ou entrepreneurs : tous ont porté, avec leur sensibilité propre, une même conviction : l’Océan doit prendre toute sa place dans le débat public.

La matinée a été ouverte par Catherine Chabaud, ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, première femme à avoir réalisé un tour du monde à la voile en solitaire. Sa présence a donné une résonance particulière à cette finale, placée sous le signe de la transmission, de l’engagement et de la maritimisation des esprits.

Face à un jury de haut niveau, présidé par Dona Bertarelli, philanthrope engagée pour la protection de l’Océan, les onze finalistes ont livré des discours exigeants, sensibles et audacieux. Le jury réunissait également des personnalités issues du monde maritime, institutionnel, diplomatique et de l’art oratoire, parmi lesquelles Corinne Breuzé, vice-présidente de la Société des membres de la Légion d’honneur, et Pierre Faury, champion de France d’éloquence.

Placée une nouvelle fois sous le haut patronage de la Société des membres de la Légion d’honneur, la Tribune Bleue confirme son ambition : créer un espace où la jeunesse peut s’emparer des grands défis océaniques et les porter avec force, clarté et conviction.

Onze finalistes pour une génération engagée

Les finalistes de cette édition 2026 ont été sélectionnés parmi 346 candidats. Leurs parcours témoignent de la diversité des profils qui s’engagent aujourd’hui pour la mer :

  • Émilie Duccini, Institut Polytechnique de Paris & École nationale des ponts et chaussées, étudiante ingénieure ;
  • Sergeolyn Moukagni, RegenSchool, étudiant en management de l’innovation et de la durabilité ;
  • Margo Guiguin, ENSM, École Nationale Supérieure Maritime, jeune marin ;
  • Lucie Hacques, HEC Paris, étudiante en programme grande école ;
  • Édouard Tournafond, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, étudiant en droit de l’arbitrage et contrats d’affaires ;
  • Zoé Mamis, Panthéon-Assas Université, étudiante en droit international public ;
  • Omrane Slamani, Lycée Saint-Louis, étudiant en classe préparatoire ;
  • Paul-Lionel Quiviger, Groupe Medi 1, journaliste radio et chroniqueur TV ;
  • Anyssa El Ahmer-Jossien, SKEMA Business School, étudiante et ambassadrice de son école ;
  • Samian Toutain, Institut Catholique de Paris, étudiant en sciences politiques ;
  • Alice Malphettes, L’École Française, designer et entrepreneuse.

Par leur exigence, leur créativité et leur capacité à incarner les grands enjeux océaniques, ces onze finalistes dessinent déjà les contours d’une génération appelée à compter.

Deux prix pour distinguer l’audace et l’émotion

À l’issue des prises de parole, le Grand Prix Dona Bertarelli Philanthropy a été attribué à Omrane Slamani, pour un discours particulièrement audacieux, salué par le jury.

Le Prix du public Marine & Océans a récompensé Margo Guiguin, qui a marqué la salle par une performance mêlant parole et chant, et qui a remporté l’adhésion du public à l’applaudimètre.

Au-delà des prix, cette finale a permis de révéler onze voix singulières, onze manières différentes de parler de l’Océan, de ses fragilités, de ses puissances, de ses imaginaires et de son avenir.

Un moment de transmission entre jeunes leaders et grandes figures du monde maritime

La présence des membres du jury a contribué à faire de cette deuxième édition de la Tribune Bleue un moment d’exigence et de rencontre. Par leur écoute, leurs retours aux candidats et leurs échanges avec les finalistes, ils ont permis de créer un véritable dialogue entre la jeunesse et celles et ceux qui portent, depuis de nombreuses années, les grands combats maritimes.

Deep Blue Foundation adresse ses plus sincères remerciements à Dona Bertarelli Philanthropy, Grand Partenaire de cette édition, ainsi qu’à l’ensemble des membres du jury, des partenaires et du public présents à la Sorbonne.

La matinée a également été marquée par une parenthèse musicale autour de Charles Aznavour et Jacques Brel, reprise par la salle, offrant à cette finale un moment de convivialité et d’émotion collective.

Ce samedi 25 avril, dans le Grand Amphithéâtre Richelieu, la mer ne s’est pas seulement invitée à la Sorbonne. Elle y a trouvé sa voix.

Le 17 avril, Deep Blue a organisé une conférence consacrée à la réindustrialisation de la France et de l’Europe face à la compétitivité chinoise, en partenariat avec la Chaire Grands enjeux stratégiques contemporains de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Cette rencontre a permis d’aborder l’un des grands défis stratégiques de notre temps : la capacité de la France et de l’Europe à reconstruire une puissance industrielle durable, souveraine et compétitive dans un contexte de profonde recomposition économique mondiale.

La conférence a été ouverte par Louis Gautier, président de la Chaire Grands enjeux stratégiques contemporains. Par son propos introductif, il a rappelé combien les questions industrielles sont désormais indissociables des grands enjeux de souveraineté, de sécurité économique et de puissance européenne.

Deep Blue a ensuite eu l’honneur de recevoir Louis Gallois, grand serviteur de l’État et dirigeant d’entreprise, ancien président de la SNCF, ancien dirigeant d’EADS et d’Airbus, ancien Commissaire général à l’investissement et auteur du rapport sur la compétitivité française. Son parcours, au croisement de l’État, de l’industrie et de la stratégie économique, a donné à cette conférence une profondeur particulière.

L’échange a été animé par Simon Quesemand Berman, General Manager, Public Relations and Advocacy de Deep Blue, autour du thème : « Réindustrialiser la France et l’Europe face à la compétitivité chinoise ».

Au fil de la discussion, plusieurs enjeux majeurs ont été abordés : la désindustrialisation française, la place de l’Europe dans les chaînes de valeur mondiales, la montée en puissance industrielle de la Chine, la souveraineté technologique, le rôle de l’État stratège, ainsi que les conditions d’un sursaut industriel européen.

Cette conférence a également permis de rappeler que la réindustrialisation ne constitue pas seulement un enjeu économique. Elle engage notre capacité collective à maîtriser nos dépendances, à former de nouvelles générations d’ingénieurs, de chercheurs, de décideurs et d’entrepreneurs, et à construire une Europe capable de défendre ses intérêts dans la compétition internationale.

À travers ce partenariat avec la Chaire Grands enjeux stratégiques contemporains, Deep Blue poursuit son ambition : créer des espaces de dialogue entre étudiants, jeunes professionnels, décideurs publics et grandes figures du monde économique, afin de penser les grands défis stratégiques contemporains.

Nous adressons nos plus sincères remerciements à Louis Gallois pour la qualité de son intervention, à Louis Gautier pour son accueil et son ouverture, ainsi qu’à l’ensemble des participants venus prendre part à cet échange exigeant et nécessaire.

Dans un monde marqué par le retour des politiques de puissance, la maîtrise industrielle redevient une condition essentielle de la souveraineté.

Avec cette conférence, Deep Blue confirme sa volonté de contribuer à la réflexion sur les grands enjeux économiques, industriels et stratégiques qui engagent l’avenir de la France et de l’Europe.